Mon Bagnols

La vie de tous les jours à Bagnols sur Cèze, dans le Gard.

04 août 2011

Un séisme dans le Gard

C’est à 3 h 36 du matin qu’une secousse a été ressentie à la limite du Gard, de l’Ardèche et de la Lozère. Une zone assez peu connue pour sa sensibilité sismique.

Au centreÀ quelques kilomètres de Barjac (30), l’épicentre se situerait sur le territoire ardéchois, à une profondeur estimée entre 10 et 15 kilomètres. Le séisme, qui n’a duré que quelques secondes, a été enregistré par la totalité des stations de détection de l’observatoire de Grenoble (Sismalp), jusqu’au sud de la Corse, à 500 km de distance.

"On estime qu’il s’agit d’un tremblement de terre qui reste dans la catégorie des séismes superficiels", analyse Jérôme Vergne, sismologue à l’Observatoire des sciences de la terre de Strasbourg. "On a beaucoup de témoignages dans un rayon de 60 km et parfois jusqu’à 100 km. Le fait que le choc ait été perçu de loin est un signe de la profondeur de l’épicentre. D’autant qu’il n’y a pas eu de dégâts en surface."

Jérôme Vergne, sismologue Selon les estimations, la magnitude serait de 3,7 sur l’échelle de Richter, (Sismalp), à 4,5 (Laboratoire de détection et de géophysique). La secousse a été suivie de huit répliques imperceptibles pour les habitants dont la plus forte est classée 2,6. D’autres pourraient suivre.

"Cet événement n’a rien d’exceptionnel au niveau mondial, ni même national. En revanche, c’est surprenant concernant cette aire géographique", continue le spécialiste. Autre phénomène étonnant : des “effets de site” ont été constatés. Certains témoins ont affirmé avoir senti le sol bouger près de Béziers alors que des Montpelliérains, plus proches, n’ont rien perçu. "Cela s’explique par la nature de certains sous-sols qui atténue l’onde de choc", explique le scientifique.

Il est encore difficile de déterminer la faille à l’origine de la secousse tellurique de mercredi soir. "On manque d’informations sur la localisation précise car cette zone est relativement peu surveillée", pointe Jérôme Vergne. Toujours est-il qu’un important système de failles dites “cévenoles” parcourt le sous-sol de cette région. Elles s’étendent de la Montagne noire aux environs de Valence. "C’est loin d’être clair, confirme François Thouvenot, du Sismalp. Cela pourrait également être une petite faille inconnue d’un kilomètre de long, en profondeur, et difficile à repérer. Il suffirait qu’elle glisse de quelques millimètres pour provoquer un séisme comme celui d’hier."

Dans tous les cas, il semblerait que ce mouvement de la croûte terrestre soit isolé. "On est dans des distances trop importantes pour que ce tremblement ait un lien quelconque avec d’autres, comme celui de Lorca en mai ou ceux d’Italie et de Corse", précise Jérôme Vergne. Il n’a aucun lien avec des sinistres antérieurs, et n’engendrera a priori aucun autre mouvement de terrain. "Les vitesses des plaques sont très faibles, quelques millimètres par an. Cet événement se répétera peut-être dans des milliers d’années. Même si on n’est jamais à l’abri d’un séisme précurseur qui annoncerait une réplique plus importante."

L’occurrence de forts séismes dans cette zone est rare. C’est la première fois depuis l’établissement de sismographes dans la région, dans les années quatre-vingt, qu’un séisme est ressenti dans un périmètre de quelques dizaines de kilomètres autour de Barjac. Le village est pourtant classé dans une zone à sismicité modérée, 3 sur une échelle de 5. Pour rappel, en 1924, un tremblement de terre dont la force n’avait pu être mesurée, avait provoqué quelques dégâts matériels à Largentière (07).

Le séisme d’hier pourrait engager une observation plus poussée de cette zone dans le cadre d’un élargissement du maillage d’observation. Pour Jérôme Vergne, "il est évident que cela va engendrer un travail scientifique dans les environs, car cet endroit est peu étudié."

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29 mars 2011

Résultats des cantonales pour le Gard

46 cantons : 46 conseillers généraux En italique, les conseillers généraux élus pour les élections cantonales des 20 et 27 mars 2011. En texte normal, les conseillers généraux élus pour les élections cantonales de mars 2008.

3 femmes pour 46 cantons ! La parité a encore du progrès à faire...

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31 juillet 2009

Redécoupage électoral en région

Au niveau du Gard, la troisième circonscription gardoise qui couvre le Gard rhodanien sera fortement impactée.

Les cantons de Pont-Saint-Esprit et d'Uzès ne seront plus dans le giron du député UMP Jean-Marc Roubaud ou de son successeur, puisque le redécoupage sera effectif lors du prochain scrutin
législatif, en 2012.

L'objectif affiché est de rééquilibrer les circonscriptions, en en créant une sixième autour de Nîmes.

Ainsi, alors qu'elle compte 149 419 habitants actuellement, la troisième circonscription amputée de Pont-Saint-Esprit et Uzès n'en comptera plus que 112 014 (selon les chiffres du recensement effectué en 2006). Soit environ les mêmes chiffres que pour les autres circonscriptions, en dehors de la première (130 577, contre 102 555 pour la seconde, 110 283 pour la quatrième, 117 600 pour la cinquième et 110 140 pour la sixième).


Au niveau régional, les modifications sont les suivantes.
L'Aveyron reste inchangé. La Lozère perd un député pour n'en avoir plus qu'un seul (pour 80000 habitants). L'Hérault en gagne deux. L'Aude et les Pyrénées-orientales sont remodelées, mais conservent 3 circonscriptions.

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28 janvier 2009

Le Gard : 5ème département métropolitain au classement des aides sociales versées par les départements

L'Observatoire des inégalités publie le classement du montant moyen des aides sociales versées par les départements.

Ces chiffres confirment que le Gard, et les départements du Languedoc-Roussillon, sont parmi les plus pauvres de France. Ou du moins, qu'ils sont peuplés d'une part importante de population pauvre.



L'aide sociale dont il est question comprend : les prestations pour les personnes âgées, les personnes handicapées, l’enfance et les plus démunis (RMI puis RSA).

En 2006, les départements ont distribué en moyenne 370 euros d’aide sociale par habitant. Toutefois, les disparités sont importantes. Alors que la Réunion dépense 838 euros, l’Ain en verse 236, soit 3,5 fois moins. En dehors des départements d’Outre-mer, les plus larges en la matière, l’Aude, la Seine Saint-Denis et le Nord sont les plus généreux avec 525 euros, 519 euros et 490 euros par habitant respectivement.

La moitié de ces dépenses relève de dispositifs légaux obligatoires tels que le versement du revenu minimum d’insertion (RMI) ou de l’aide personnalisée à l’autonomie (APA pour les handicapés et les personnes âgées). Les priorités politiques de chaque conseil général influencent dans une moindre mesure ces écarts. Selon une étude du ministère de l’économie, seuls 16 % des différences relèveraient de ces choix discrétionnaires.

La composition de la population de chaque département explique en grande partie ces disparités, en particulier la proportion de personnes âgées ou handicapées qui recueillent 42 % des dépenses, de bénéficiaires du RMI (25 % des dépenses) ainsi que d’enfants (23 % des dépenses).

Les chiffres pour le Languedoc-Roussillon, comparé à d'autres.
Département Aide sociale par habitant (€/habitant)
1 Ain 236
7 Ardèche 334
48 Lozère 336
83 Var 365
26 Drôme 382
84 Vaucluse 411
66 Pyrénées-Orientales 411
75 Paris 441
30 Gard 454
13 Bouches-du-Rhône 456
34 Hérault 466
93 Seine-Saint-Denis 519
11 Aude 525
974 La Réunion 838

France entière 370

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